lundi 18 avril 2016

Défis fantastiques - le Saint de Pierre

Histo du Saint de Pierre, par Sandy

Ser Héraunne Daragonde, dit le Saint de Pierre : La Compagnie de Styrax.
Je suis le fils cadet d’une ancienne famille d’Hommes de Pierre, Guerriers issues de la Trouée de Basse-Terre dans le nord de l'Allansie. La rivière du Poisson-chat, qui se jette dans la mer à Sables-Noirs, en est non loin. A l’Ouest se trouve la Forêt des Ténèbres. Elle est peuplée de nombreuses créatures, toutes aussi dangereuses les unes que les autres, et c’est pour cela que le Roi des Hommes de Pierre : Roc IX entretenait une forte garnison de Soldats de Pierre.
Je suis convaincu de la supériorité de ma Force, mais cela ne m’empêche pas d’avoir de la compassion devant la désolation que laisse la guerre sur son passage à l’encontre des personnes de moindre condition : les humains.
Durant mon enfance, pour m’ouvrir à de propices horizons, mon père m’a conduit à Calice, auprès de Lord Witloof  Premier: un noble seigneur humain de sa connaissance, pour y suivre un enseignement militaire rigoureux conjointement à l’enseignement de la Foi et de ses principes envers Throff.
J'ai ainsi été formé aux rudiments du combat, et aux secrets des armes, tout en respectant la vie. Inclus très tôt dans la troupe de mon  suzerain, les chemins forestiers et les vallons sont devenus mon quotidien dans les sous-bois de la fameuse Forêt des Ténèbres. j'ai aussi participé à de nombreux combats comme Ecuyer contre les Orcs du Seigneur des Ténèbres Gnaag de Mozgôar, puis comme Chevalier de l’Ordre du Calice. Les champs de bataille et les chemins boueux d’Allansie sont devenus, aussi bien dans le froid et la pluie, qu’aux brûlures du soleil ardent d’un été torride ma raison d’être. Généralement, la troupe d’une vingtaine de chevaliers, d’écuyers, valets d’armes et sergents s’étalait sur plus de cent toises. Sales et hirsutes, c’était des hommes rudes, mais loyaux. La moitié d’entre eux étaient à cheval et le reste à pieds. Entre les cavaliers et la piétaille avançaient une dizaine de chariots aux lourdes roues de bois tirés par des bœufs et un convoi de mules bâtées haletaient sous l’effort. En tête marchaient les porteurs de bannières brodées puis venaient plusieurs Paladins en haubert et armures diverses. Leurs écuyers, gardiens de leurs écus et de leurs lances les escortaient à quelques pas. Et moi j'étais au milieu de tout cela le seul homme de pierre, guerroyant dans tout le continent pendant des années, ma lame s'était faite redoutable pour quiconque se trouvait être mon ennemi. Mais hélas le temps est destructeur chez le humains, et après une trentaine d'année au moins je me retrouvai vraiment seul, toute la troupe avait disparue, certain tombés au combats d'autre de vieillesse. J'étais devenu un chevalier errant oubliant la compagnie des humains et du temps mais Throff ne m'oublia pas, ma déesse était mon seul point lumineux dans un monde ou je voyais tout le monde sombrer dans le chaos, elle me donna surement sa bénédiction ultime, une vie longue, extrêmement longue et ou je devenais une pierre à part entière, cela était rare voir même une légende chez les hommes de pierres.
Un jour, ou je marché comme d'habitude loin de la civilisation, mes pas me conduits a une route encombré de marchands et d'une troupe militaire qui les escortés, je reconnu facilement le blason du calice que j'avais porté pendant tant d'année. A ma grande surprise les humain me prirent pour un monstre, mais après discussions, les souvenirs de mon ancienne vie me revint, et c'est en mentionnent que j'étais un chevalier de Calice que je fut conduit vers le roi.
Le roi de Calice que j'avais connu était mort depuis des lustres, le nouveau roi etait jeune est débuté en tant que souverain. Il fut surpris voir horrifier de me voir, les mages et les prêtres de la cours me sondèrent de leur magie, mais ne trouvèrent rien de maléfique.
On fini par m'apprendre la terrible nouvelle, Mon peuple, ma race avait disparue presque totalement depuis presque 40ans, les différentes guerres et invasions était venue a bout des hommes de pierres. Ce fut un choc terrible pour moi, le traumatisme fut telle que j'arrêta de parler pendant des mois, le passé, le présent était entremêlé dans ma tête. Un soir une voix me parla en songe, elle était rassurante et chaleureuse telle une mère pour son enfant, elle me rassura et me remotiva à continuer à vivre. Je compris que cette voix était celle de ma bien aimée déesse, j'étais son servant, son chevalier, son paladin. Je me senti le matin même plein de vigueur comme à mes jeunes années, je repris mon poste de chevalier de Calice, mais hélas ce n'était plus comme avant, mes enseignements archaïques et ma foi dévorante envers ma déesse commença a géner.
Le roi me convoqua un matin. Mon ennemi : « Gnaag l’Adorateur du Néant, est à la recherche d’un Artefact : un Anneau de destruction. Il faut le retrouver avant lui ». L’objet serait quelque par dans la Sombre Forêt. Où ? Cela a été tout l’objet de ma quête.
Je compris rapidement que cette quête n'était qu'un prétexte pour me faire disparaître. Je me suis donc enfoncé dans les bois….
Un jour au détour d’un chemin tortueux, J'ai rencontré un Elfe Noir ! La rencontre a été plus que fortuite : attaqué par des Orcs à 4 contre un, j'ai sauvé Nybèm d’une mort certaine. J'ai tranché, coupé en deux les agresseurs. Il m’en a été reconnaissant, et chose improbable je me suis lié à lui….Lui qui était ce que l’on t’avait toujours décrit comme un ennemi potentiel, etait finalement un peu comme moi, rejeté des siens. J'ai parlé de ma quête à Nybèm. Il a décidé de m’aider faisant montre ici d’une dette d’honneur envers moi.
Alors que nous bivouaquions dans un bosquet, nous avons entendu du bruit : une course poursuite.  Des soudards en maraude, prompts à piller tous et n’importe quoi, de vrais écorcheurs voulaient “Juste tuer“. Le fait est qu’ils aient pris pour cible un Mage : Zoltan, qui cheminait tranquillement sur une voie pour leurs servir de trophée ma mis hors de moi. Dans sa fuite en cette contrée perdue, il a trouvé refuge dans notre bosquet. C’est alors que sans se poser de question l’Elfe Noir et moi somme sortis de notre cachette comme la foudre et avons fondu sur ces salopards pour les occire. Le combat a vidé le Mage de toute énergie, et c’est avec précaution que sur ses indications nous l’avons ramené à Styrax : Les ruines d’une ancienne place forte où habitait Zoltan le Sorcier. Nous lui avons sauvé la vie, et notre amitié à trois est devenue plus forte que toutes les querelles pouvant diviser nos races. Ensembles, nous avons restauré Styrax : Un petit fortin. A chacun sa pièce et à Zoltan la tour. La Tour du Sorcier. A sauver mes amis, ils m'ont gentillement surnommé : le Saint de Pierre. Cela me convenais très bien car depuis le temps je me souvenais plus de mon ancien nom... perdu dans le passé.


mardi 12 avril 2016

L'appel de Cthulhu - Terreur sur l'Orient Express - CR 7

8 janvier1923 – 11 janvier 1923

Chacun règle ses préparatifs pour partir vers la France. Grace à mes contacts, j'ai le nom d'un occultiste à Paris, Antonin Pinchelle, bouquiniste à Saint-Germain-des-près. Je profite aussi de ce temps pour passer du temps avec Rupert. Je ne lui ai pas tout raconté en détail, mais il sais que je vais là-bas à la recherche d'un objet occulte. Je suis sur qu'il aurai adoré me suivre, mais je préfère le savoir ici et pas en vue des Frères de la chaire ou des Von Kemper, qui que soient les agresseurs de Smith.

La journée du 11 commence par un petit trajet en train jusque Douvres, la traversée de la Ma,che en ferry pour Calais et enfin une arrivée tardive, à près de 00h à Paris, gare du nord. Nous prenons un petit encas et rejoignons notre hotel près du Louvres.

12 janvier 1923

Les choses sérieuses commencent. Nous formons deux groupes, Jérémy, Randolph et Auguste aux Archives Nationales de la BNF, Quentin, Clara et moi allons chez Antonin Pinchelle.

A la BNF, l'aide d'un étudiant parlant anglais est nécéssaire, et il se nomme Rémy Vanguème. Grace à ses connaissances des arcanes de la bibliothèque, quelques heures plus tard émergent les premières infos sur le comte Fénalik : un scandale à la cour, un comte d'origine étrangère et une éxecution sans jugement.

De mon coté, Antonin est d'accord pour lancer des recherches sur le simulacre, les parchemins et le comte Fenalik. Nous convenons d'un rendez-vous pour le 13 au soir.

Nous finissons la journée en prenant un eu de bon temps dans un restaurant gastronomique et une soirée dans un cabaret de Montmartre.

13 janvier 1923

Pendant qu'Auguste cuve et se remet de sa soirée, Jéremy passe une partie de la journée à la BNF, Randolph part se promener seul (on ne peut pas le surveiller sans arret comme un gosse, aucun de nous ne le supporte plus de 10 minutes). Quentin, Clara et moi allons visiter le Louvres, pour patienter jusqu'au rendez-vous du soir.

Rémy, notre aide archiviste embauché pour plusieurs jours, a une piste sur le comte, un extrait du journal intime de Mme de Brienne. Le comte Fenalicheck aurai été arreté par les hommes du roi et emprisonné. Les archives de la bibliothèque de l'Arsenal renferment peut-être les rapports de l'arrestation ?

De mon coté, chez le bouquiniste, Antonin a trouvé un document, un extrait de journal du Dr Lucien Rigueaux, présent lors de l'arrestation du comte en juin 1789. L'asile de Charenton mentionné existe encore et accueille encore des fous de nos jours. Nous irons y jeter un œil.
Concernant le simulacre, l'information est plus étrange : un manuscrit, ''le parchemin du diable'', d'un moine cistercien, écrit en 1260 refit surface en 1505 à Venise. Il décrirai ''l'utilisation'' d'une statue. Plusieurs copies existeraient, mais l'originale serait conservée à Santa-Maria-Celeste de Venise.

L'appel de Cthulhu - Terreur sur l'Orient Express - CR 6

7 janvier 1923

Nous voici avec un sale type, dont la vie s'est suspendue il y a 30 ans, qui n'hésite pas à manger son fils. Que va-t-on faire de lui. Il aurai été bien plus simple que Jérémy n'ai pas raté son coup. Ce type est dangereux, malsain et surtout sans aucuns remords ni once d'humanité.
De plus, nous avons tous remarqué la fascination qu'éxerce Randolph sur Olivia, on doit l'isoler de cet homme. De plus, j'ai cru déceller enfin quelque chose chez elle. Serait-elle finalement médium ? Comment ai-je pu le rater.
Randolph souhaite discuter, faire un marché. Au point où l'on en est, écoutons-le. Nous nous réunissons dans le bureau de Jérémy. Randolph, malgré sa situation compliqué, presiste avec son ton arrogant, narquois et même parfois menaçant, n'hésitant pas à mettre la vie d'Olivia dans la balance des négociations, au grand dam de Jérémy, furieux.
Il n'a pas volé le simulacre de Sedefkar aux frères de la chaire. De plus, il sait où est Smith, dans le quartier de Croyden, à Londres.
Quentin, Clara et Auguste décident d'y aller sans attendre, pendant que Jérémy surveille Randolph et que je sors Olivia pour une après-midi de détente afin de faire baisser la tension des dernières heures.
A l'adresse fournie par Randolph, dans un quartier bourgeois, ils ont la surprise d'y trouver Bedows, le majordome de Smith. Il semble fatigué, et ses mains sont bandées. Il invite le trio à entrer dans une chambre où flotte une odeur douçâtre et dérangeante. Dans un lit gît Smith, gravement blessé, le visage brûlé et défiguré. Il alterne les moments de conscience et de somnolence agitée. Bedows explique que des bombes incendiaires ont été lancées à travers les fenêtres, mais qu'il ne sais pas par qui. Il n'a eu que le temps de sortir Smith des flammes, mais déjà gravement blessé.
Smith réussit finalement à échanger quelques paroles avec Quentin, Clara et Auguste. Ces derniers lui annoncent que Randolph est bien vivant et les circonstances étranges dans lesquelles nous l'avons rencontré. Smith n'est finalement pas très surprit. Il finit par avouer que Lui et Memeht Makryat cherchent aussi le simulacre de Sedefkar, une statue sensée représenter le dieu que les Frères de la chaire vénèrent. L'objet serait antédiluvien et représenterait un homme, du moins ce qui servit de model à Dieu pour nous créer. Randolph sait où se trouve cette statue, et c'est pour ça que les Frères de la chaire mais aussi les hommes de Von Kemper le cherchaient.
Le dieu vénéré par le culte de Constantinople est aussi surnommé ''l'écorché''. On y ferait des sacrifices mais aussi, et là c'est plus étonnant, même si le nom annonce la couleur, des rituels afin de ''travailler'' la chaire. Smith pense que les secrets du culte sont encore a découvrir grâce au simulacre, mais n'a pas plus de pistes. En revanche, il ne comprend pas cette histoire de 3 hommes répondant aux nom et signalement de Memeth. A moins qu'il soit lui aussi, ou du moins 2 d'entre eux, membres des Frères de la chaire. Smith fait ensuite la liste de ses maigres pistes : le dernier propriétaire connu serait un noble français décadent, mort juste avant la révolution. Il pense que Randolph en sais beaucoup plus.
Bedows remet à Quentin une sacoche contenant pas mal d'argent pour couvrir nos frais. Nous devons retrouver ce simulacre et empêcher qu'il ne tombe aux mains des Frères de la chaire.

De mon coté, je discute avec Olivia, tentant de lui faire comprendre la dangerosité de Randolph, mais elle ne m'écoute qu'à moitié. Je lui fait promettre de quitter Londres pour la demeure d'été des Saint-Clair.

Le soir, nous avons une petite discussion avec Randolph. Dans un premier temps, il refuse de nous aider, de nous dévoiler ce qu'il sait, toujours avec son ton arrogant, nous qualifiant d'amateurs. Puis il se ravise. Il veux bien nous aider à condition de ne plus être notre prisonnier, qu'on l'emmène avec nous et que nous subvenions à ses besoins. Que l'on soit associés en somme. Je ne suis pas d'accord du tout, je sens qu'il nous cache quelque chose, ce retournement dans son envie de nous aider est étrange. Mais les autres sont prèt à courir le risque. Et bien, advienne que pourra, mais la chute sera douloureuse pour nous, j'en suis convaincue.

Voici les informations que Randolph décide de partager dans sa ''grande générosité''. Les Frères de la chaire sont dirigés par Sélim, un vieillard sadique et cruel. Mais ils ne représentent qu'une infime partie de quelque chose de plus vaste. Le simulacre de Sedefkar serait apparu pour la première fois au XII ème sciècle, voir même au Vème. Il représente un homme, d'une taille proche des 1,60m, et couverte de glyphes. Elle aurai appartenu en dernier au comte Fénalik ou Fénalicheck, arreté sur ordre de la reine, peu avant la révolution française. La statue aurai été démembrée en 6 fragments et éparpillée entre Paris, Milan et Venise, mais aussi Sophia, Belgrade et Trieste. Il existe aussi un document, ''le parchemin de Sedefkar'' recelant la procédure afin de le détruire. Ce parchemin serait au musée Topkapi de Constantinople, et le rituel devrait se faire dans une mosquée bien précise, mais Randolph ignore laquelle.

Si nous voulons mettre la main sur cette statue, ou du moins ses fragments, nous devrons commencer par Paris semble-t-il, et ce comte Fénalik. Nous décidons donc de prendre quelques jours pour préparer notre petit voyage, durant lequel Randolph nous accompagnera, sous surveillance. L'idée de passer plusieurs jours avec ce type me donne la nausée. Je vais soigneusement éviter de me retrouver seule avec lui, ni même lui parler. Je n'aime pas sa façon de me regarder. Il a tenté d'engager la discussion avec moi, me faisant miroiter que grace à ses enseignements, je pourrai gagner en pouvoir. Mais si c'est au prix de mon humanité comme lui, non merci.

jeudi 7 avril 2016

L'appel de Cthulhu - Terreur sur l'Orient Express - CR 5

6 janvier 1923

J'ai passé la journée à me mettre en condition, et en fin d'après-midi, nous nous réunissons chez Jeremy, nous enfermant dans son bureau. Le temps est à l'orage dehors, un temps parfait pour exécuter un rituel païen vieux de plusieurs siècles. Je suis surprise de voir le grand scepticisme de Jéremy fondre comme neige au soleil, et notre petit groupe faire corps dans cette affaire dépassant les frontières de la rationalité.
Le moment est arrivé. Réunis dans le bureau, autour du circuit, la tension se fait de plus en plus grande. Jéremy pose le petit train et ses wagons et actionne le jouet. J'entame la litanie. Des regards interrogateurs, quelques secondes d'attente, et puis tout bascule. La lumière s’éteint, de la brume apparaît dans la pièce et l'envahit en quelques instants. Seule visible dans ce brouillard, une porte, celle du quai de la gare qui nous est apparue par deux fois en rêve.
Nous n'avons pas fait tout ça pour rien, nous franchissons la porte, ressentant un mélange de peur et d'émerveillement. Et c'est sur le quai que nous débouchons, une gare au nom illisible. Le train approche et entre en gare : l'express Londres Liverpool disparu en 1897. Un contrôleur nous invite à monter et prendre place dans le wagon parmi une foule de gens vêtus à la mode d'il y a 30 ans.
A peine le train ayant redémarré, avançant dans un paysage invisible, dans une purée de pois, que les voyageurs se tournent vers nous, et se mettent à nous parler, d'une même voix, sans parvenir à comprendre un traître mot. Et puis ils commencent à changer, à se décomposer. Et ils se jettent sur nous. Clara et moi sommes séparés du groupe. Avec difficulté, nous réussissons à rejoindre nos compagnons après une petite empoignade avec ces morts qui marchent et qui ont tenté de nous dévorer.
Tous ensemble, nous passons sur la plate forme entre les deux wagons et entrons dans un couloir bordés de compartiments. Et là, passant la tête par la porte du 5ème compartiment, Olivia. Dans les 3 premiers, personne. En compagnie d'Olivia, Randolph Alexi et dans le compartiment suivant Henry Stanley. Ce dernier est en état de choc, prostré sur la banquette.
Randolph Alexi n'a pas vieillit depuis 1897 et nous accueil dans ''son train''. Apparemment il a perdu la notion du temps. Il a vu Albert, ce qui confirme que le fils recherchait bien son père, mais il a été dévoré par les morts du wagon précédent. Il nous explique être perdu dans l'espace et le temps. Il fuyait vers Liverpool mais aurai été rattrapé par ses ennemis. Il a utilisé en dernier recours un rituel qui a dépassé ses espérances en faisant disparaître le train entier. Mais une fois ici, il ne sais pas comment ressortir de ces limbes. Il pense que le sommeil et les rêves ont une importance. Albert pensait être en mesure de regraver les runes pour rouvrir un passage. J'espère qu'entre les connaissance de Randolph et les miennes, nous serons en mesure de le faire.
Mais dans son discourt arrogant, Randolph nous explique que Smith aussi a des petits secrets. Olivia semble sous le charme de cet homme étrange, buvant ses paroles. Selon lui, Olivia a un don et oui, il l'a utilisé afin de nous appeler à l'aide. Il a lui même des pouvoirs dépassant mon imagination. Et visiblement un égo tout aussi surdimensionné.
Puis, il nous raconte sans retenue, que les Frères de la chaire le poursuivaient car lui et Von Kemper et De Guise ont tenté de volé leurs secrets, un artefact dont il ne nous explique pas la nature. Ils ont attrapé De Guise, elle est sans doute morte. Pour lui, Julius est devenu la cible des Frères de la chaire à cause du ''simulacre''.
Pendant son petit discours, l'un de nous jette un œil dans le dernier compartiment et en reviens, blême. Des restes humains y reposent, les os rongés. Randolph nous avoue que c'est Albert, et que non, ce ne sont pas les morts-vivants qui l'ont mangé, c'est lui.
Ce type me répugne au plus haut point. Hélas, nous allons devoir nous allier pour ressortir d'ici. Selon Randolph, afin de renforcer la magie que nous allons utiliser, un sacrifice sera nécessaire. Ce que nous refusons tous en bloc. Selon les tradition païennes, une offrande de sang devrait être suffisante.
Une fois de nouvelles runes gravées sur la réplique du train, nous l'aspergeons tous d'un peu de notre sang. Aussitôt, le brouillard dans lequel filait le train laisse sa place à une lourde pluie. Nous distinguons la campagne anglaise. Un coup d’œil par la fenêtre nous apprend que nous sommes sur la ligne Londres Liverpool, mais qu'en face, arrive un autre train. Nous devons sauter en marche.
L'un après l'autre, nous sautons du train pour atterrir lourdement dans des buissons. Alors que Randolph s’apprête à plonger, Jérémy sort un pistolet de sa veste et lui loge une balle dans le dos. Il tombe du train.
Nous nous regroupons près des rails, le train fantôme dans lequel nous étions à disparu avant la collision. Quentin réussi à maîtriser Jéremy qui souhaite en finir avec Randolph. Il nous faut le garder en vie, il sait beaucoup de chose sur ce qui arrive au Pr Smith. Henry s'est brisé la jambe.
Des secours finissent par arriver et nous esquivons questions embarrassantes et autorités, laissant Henry à leurs bons soins. Nous rentrons à Londres avec Randolph blessé, que Clara se chargera de soigner.


mercredi 6 avril 2016

L'appel de Cthulhu - Terreur sur l'Orient Express - CR 4

5 janvier 1923

Je suis levée depuis moins de 10 minutes après mon rêve, que le téléphone sonne : Jéremy est paniqué, il s'est passé quelque chose chez lui, sa sœur a disparue.
J'arrive chez lui vers 4h30. Les autres sont là aussi. Jérémy nous explique que Olivia est introuvable. Il l'avais laissé dans sa chambre, légèrement sédatée grâce à Clara. Et puis il a rêvé du quai de la gare. En sortant de son rêve, il a entendu le sifflement du train, résonnant dans son bureau, là où il a laissé le train miniature. Dans la pièce, ne restait qu'une pantoufle d'Olivia, et le petit train filant sur son circuit.

Nous sommes tous d'accord, le train est étrange, et selon nos hypothèse, ceux qui s'en servent disparaissent pour une raison encore inconnue. Quentin interdit à Jérémy de relancer le train tant qu'on en sait pas plus. On est d’ailleurs obligé de confisquer les wagons pour l'en empêcher. Sur un ton plein de colère mais aussi de peur, il nous laisse 2 jours pour nos recherches, ensuite il actionnera le train, seul si il le faut.

Je ne traîne pas, et je fais jouer mes contacts. Je finis par mettre la main en fin de journée sur un livre sur le folklore anglo-saxon, où figurent des symboles similaires à ceux sous le train miniature. Cela pourrait ''ouvrir une porte vers ailleurs''. Je passe la nuit à lire et relire ce texte, cherchant à me convaincre que je pourrai le faire. De plus, je me rend compte que j'ai vu ce même livre chez Albert. Nous suivons les mêmes traces.

L'appel de Cthulhu - Terreur sur l'Orient Express - CR 3

4 janvier 1923



Notre petit groupe à rendez-vous avec Smith en fin d'après-midi, j'en profite pour passer un peu de temps avec Rupert. Heureusement qu'il est là, cette histoire me mets mal à l'aise, j'ai besoin de le savoir là pour me protéger, me réconforter.

Et l'étrange me frappe une fois encore : le Times a fait sa une avec un article sur la mort de 3 Mémeth, partageant le même nom, mais encore plus bizarres, étant de parfait sosies.


Pas le temps de me poser plus de questions, la police viens me chercher, Scotland Yard a encore des questions à me poser … sur l'incendie de la demeure de Smith, cette nuit. Étant l'une des dernières personnes à avoir été dans cette maison, je subit un interrogatoire de l'adjoint Spencer, tout comme Jéremy, Quentin, Auguste et Clara.

Le feu est sans doute criminel, aurai prit de plusieurs endroits. Mais toujours pas de corps retrouvés. Sa voiture est encore garée devant chez lui. Malheureusement on a rien à en dire, nous avons des alibis et témoins pour la soirée et la nuit.


Nous décidons de creuser la piste de Mémeth pour comprendre. Quentin, grâce à des contacts a découvert que la berline noire a été volée. Il a aussi apprit que Randolph Alexi, Sophie de Guise et Heinrich Von Kemper étaient connu de la police pour des affaires de mœurs et de drogues.

L'adresse à Islington nous amène à une boutique d'antiquité dans un quartier plutôt riche. Quentin nous fait entrer par une porte à l'arrière du bâtiment. Je ne savais pas que les fonctionnaires savaient ouvrir les porte fermées comme ça ???

La fouille nous apporta quelques informations intéressantes :

  • une mallette d'instruments chirurgicaux de grande valeur soigneusement rangée à l'abri,
  • un livre de compte avec une mention ''héritage Alexi'' ainsi qu'une adresse et une série de noms de livres. Un seul objet de l'héritage a était revendu a un certain Henry Stanley, un train miniature.

Après vérification, l'adresse est bien celle d'Amélia, la femme d'Alexi. Une petite visite s'impose. Et elle est payante. Amélia est d'abord hésitante puis accepte de nous parler. Elle a bien vendu toute les affaires de Randolph il y a 3 ans, dont le train miniature qui semblait fasciner Albert. Suite à la disparition de celui-ci, elle s'est débarrassé de tout ce qui appartenait à Randolph. Albert a été déclaré mort suite à sa disparition de son appartement, qu'elle a laissé en l'état. Non, Albert n'est pas mort, elle n'a pas vu son corps, juste disparut. Elle nous donne l'adresse et une photo de son fils. Une visite chez Albert s'impose.


Hélas, pas grand chose ne ressort de cette visite, si ce n'est que pour une raison étrange, tout les meubles ont été repoussé le long des murs pour faire place au centre de la pièce. J'en profite pour tenter une localisation d'Albert grâce à un pendule, sa photo et une carte de Londres. Mais ça n'a pas le résultat que j'escomptais. Non seulement j'ai le sentiment qu'il est mort, mais une douleur insoutenable me vrille les temps, je ressent un courant d'air froid et j’entends un bourdonnements sourds, lointain, comme une rue animée. Et tout s’arrête. Mais une image flotte dans mon esprit, une porte que quelque chose tente d'ouvrir, des raclements de griffes résonnent dans ma tête. Je sens que cette chose veux entrer dans mon esprit. A force de volonté, tout s’arrête, me laissant haletante, tremblante, le crâne prit dans un étau.


Nous décidons de suivre la piste du train miniature qui semblait obséder Albert et de ce Henry Stanley. La visite de son domicile nous laisse perplexe, son petit appartement est remplit de petit train, mais ses meubles sont là aussi poussé pour faire une place au centre de la pièce. Mais pas de trace d'Henry qui semble avoir disparut, abandonnant son appartement depuis quelques semaines. La logeuse nous explique qu'un homme moustachu et roux est venu et qu'il n'a prit qu'un train miniature et son circuit fixé sur une planche. Elle nous remet la carte qu'il a laissé.


Nous rendons visite à ''l'Association des férrovipathes de Londres''. C'est son président, Arthur Butter qui va nous apprendre pas mal de choses. Il connaît bien Henry Stanley, faisant parti de l'association. Arthur à lui même vu ce train miniature, un objet de collection particulier, vu qu'il représente l'Express Londres Liverpool qui dérailla en 1897, à la sortie de Londres. Il chuta d'un pont dans une rivière entraînant la mort de plus de 100 personnes et la disparitions d'une centaine d'autres. L'accident qui coûta la vie à Randolph Alexi. La coïncidence, je n'y croit pas, il y a un lien. Sans compter la fascination morbide qu'éprouvait Albert pour ce petit train. A l'époque, on a soupçonné un attentat anarchiste. Arthur accepte de nous confier le train et le circuit à condition qu'on lui rende.


Une fois de retour chez Jeremy, nous examinons le train, et nous découvrons des symboles, sortes de runes gravées sous la loco, le tender et les deux wagons suivants. Certains signes me rappellent quelques lectures, et seraient utilisaient en sorcellerie pour créer un lien avec quelqu'un. Et si Albert pensait pouvoir retrouver son père d'une façon ou d'une autre par ce biais ?


Exténuée, je rentre chez moi, et je me retrouve une fois encore sur ce quai brumeux, entourée d'une foule vêtue à la victorienne. On attend le train pour Liverpool. Parmis les gens qui patientent, je vois Jeremy scrutant nerveusement la foule, et Olivia qui monte dans le train. Le sifflet du chef de gare retenti et tout s’estompe. Je reste assise quelques minutes dans mon lit, troublée, Rupert endormi à mes cotés. Il est près de 2h30 du matin.

L'appel de Cthulhu - Terreur sur l'Orient Express - CR 2

3 janvier 1923

J'ai longtemps hésité avant de descendre petit-déjeuner. Pas envie d'être au centre de l'attention, de ressentir le silence gêné qui se ferait à mon entrée dans la cuisine.
Finalement, pas de silence, mais un Jérémy qui me tombe dessus en exigeant des explications sur ce qui est arrivé à sa sœur. Je n'en ai pas. Je le laisse en plan pour aller voir Olivia qui s'est réveillée. Elle n'a que peu de souvenir de la veille, et se sent plutôt bien. Je la rassure avant de m'apercevoir que sur son dos, comme griffés, 4 lettres : HELP.
Je retourne dans la salle de la séance et j'y ressent quelque chose de mauvais. Pourvu que cela s’estompe, je ne voudrai pas avoir permis à un esprit mauvais de venir hanter la demeure de Lady Camilia. Et si Olivia avait aussi un don ? Non, je ne le pense pas, je ne ressent rien à son contacte.
Au petit déjeuné, j’apprends que le Pr Smith est bien rentré chez lui, mais pas son élève, Mémeth.
Jeremy, Auguste, Quentin, Clara, Olivia et moi prenons congés de Lady Camilia pour rentrer à Londres. J'ai besoin de voir Rupert.
A peine le temps de me poser dans mon bureau, que Quentin m'appelle : Scotland Yard veux nous voir, tous, le plus tôt possible, Memeth Makryat est mort ce matin, poignardé. Et nous sommes parmi les dernières personnes à l'avoir vu vivant avec le Pr Smith.
Une fois accueillit par l'inspecteur Fleming, ça deviens encore plus nébuleux : Mémeth avait sur lui lors de sa mort, des notes concernant Jeremy, Auguste, Quentin, Clara et moi, nos noms, adresses, etc... Alors que nous ne le connaissions pas. C'est ce qui a poussé Scotland Yard à nous poser des questions. Il a était poignardé à 10 reprises, peu de temps après avoir déposé le Pr Smith, sans doute très tôt le matin. Selon les informations de la police, Mémeth serait antiquaire à Islington, au nord de Londres.
Après cette visite à la police, nous nous rendons chez Smith et le trouvons agité, retournant son bureau frénétiquement. Il affirme avoir reçu la visite de Mémeth plus tôt dans l'après midi, quelques heures après sa ''mort'', ce que confirme son majordome, et que Mémeth n'est pas antiquaire mais chirurgien. Et concernant sa réaction à la séance d'hier et surtout aux mots d'Olivia, il prétend que tout ceci n'est qu'hallucinations et délires. La mention du mot HELP griffé sur le dos de la jeune femme le bouleverse. Mais à ce moment, on sonne à sa porte, et nous avons la stupeur de voir entrer Mémeth, grièvement blessé. Il n'a que le temps de dire ''Alexi est vivant … frères de la chaire … détruire le simulacre'' avant de rendre son dernier soupir. Quentin et Auguste ont le temps d'apercevoir dehors une silhouette s'enfuyant vers une berline noir. Quentin note la plaque. Mémeth est couvert de coup de couteau. Sur lui, ont découvre un passeport turc émis il y a 3 ans avec pour domicile, une adresse à Islington. Un boutique d'antiquité ?
Lorsque la police arrive, nous apprenons que c'est le troisième homme répondant au nom et description de Mémeth retrouvé mort depuis ce matin, tous tués de la même façon.
Pendant que la police prend la déposition de Smith, Auguste et Jéremy trouvent dans le bureau une vieille photos de 4 hommes (dont Smith, le plus costaud) et une femme, vêtus en mousquetaires. Portos ?!?
Nous exigeons des explications que Smith fini par nous livrer : l'un des hommes de la photo se nommerai Randolph Alexi, est mort en 1897, et Smith a reconnu sa voix lors de la séance de spiritisme. C'était un type charismatique mais troublant, malade. Smith et lui étaient ami, tout deux férus d'occultisme et baroudeurs. Alexi avait une femme, Amélia, qu'il a vite délaissé après la naissance d'Albert, son fils. Sa soif de connaissances occulte le fit entrer à la Golden Dawn en Angleterre puis dans l'Ordre du crépuscule d'argent aux États-Unis. Smith, Alexi, Heinrich Von Kemper et Sophie de Guise formaient un petit groupe occulte cherchant à repousser les limites de leurs connaissances. Mais Smith fut finalement évincé car trop ''frileux''. Il resta en contacte avec Amélia et Albert et perdit de vue ses anciens amis.
Alexi, Von Kemper et De Guise firent leur entrée chez ''les frères de la chaire'', une secte de Constantinople, adeptes d'orgies, sacrifices d'animaux et autres excès. C'est là que De Guise disparue, avant que Von Kemper et Alexi ne fuit la ville et le pays.
Alexi est venu se réfugier chez Smith quelques jours, lui avouant avoir livré Von Kemper à leur poursuivants pour s'échapper. Fait qu'appris la famille de Von Kemper qui envoya elle aussi des hommes aux trousses d'Alexi. Ce dernier voulait rejoindre Liverpool, et c'est la dernière fois que Smith l'a vu. Le train pour Liverpool dérailla entraînant la mort de nombreux passagers bloqués dans les wagons qui basculèrent d'un pont. Smith continua à voir occasionnellement Amélia et Albert jusqu'à la mort d'Albert il y a 3 ans. Le fils était fasciné par son père et semblait suivre ses traces.
Le Pr préfère ne plus aborder le sujet d'Alexi, mais c'est à ce sujet que Mémeth l'a questionné plus tôt dans la journée, ce qui l'a mit en colère et l'a poussé à mettre le jeune turc dehors sans ménagement.

Dans tout ça, rien ne nous explique pourquoi ce Mémeth avait des informations personnelles sur chacun de nous.

Quelques recherches à la bibliothèque sur les Frères de la chaire ne m'ont pas apportée grand chose si ce n'est que cette secte s'adonne à toute sorte de perversion liées au sexe et à la mort.